PRINTEMPS DES POETES EXCEPTIONNEL

PRINTEMPS DES POETES EXCEPTIONNEL

PRINTEMPS DES POETES EXCEPTIONNEL

Troisième édition du printemps des Poètes à Vanosc. La qualité est toujours là. ce rendez-vous était consacré à Robert Desnos.Grand merci :* Aux lecteurs : Arelette Bernon, Ghislaine Boyet, Monique Ducord, Patrice Ferry, Daniel Hérold, Michèle Mandeau, Marijo Penel, Nicole Poinas, Daniel Rivel, Agnès et Jean-Louis Vey.*Aux musciens du groupe « mercredi soir » Enrique Ferrer, Daniel Hérold, Virginie…

Troisième édition du printemps des Poètes à Vanosc. La qualité est toujours là. ce rendez-vous était consacré à Robert Desnos.Grand merci :* Aux lecteurs : Arelette Bernon, Ghislaine Boyet, Monique Ducord, Patrice Ferry, Daniel Hérold, Michèle Mandeau, Marijo Penel, Nicole Poinas, Daniel Rivel, Agnès et Jean-Louis Vey.*Aux musciens du groupe « mercredi soir » Enrique Ferrer, Daniel Hérold, Virginie Huj et Partick Nottin.*Au chanteur : Didier Ottin* Et à Max Poinas pour la projection et à Samuel Pelloux pour la régie.Outre la Vanaude, la Presqu’ïle, la MJC, le GOLA et la Forêt des Contes soutiennent ces moments de poésie, moments de bonheur partagés.Robert Desnos un grand poèteMerci à tous les intervenantsLecteurs passionnésMusiciens du »mercredi soir »Autre éclairage de la poésie en chanson

Une mise en scène particulièrement soignée avec éclairage et projection en soutien.
Des lecteurs imprégnés restituant à merveille l’oeuvre de Desnos.
Des musiciens et un chanteur inspirés, autre apport artistique étayant plus qu’agréablement le spectacle.
Des ingrédients parfaits pour une soirée qui a conquis un public qui trouve que ce groupe réalise un travail remarquable à la qualité toujours crescendo…

Le « bouche à oreille » fonctionnera sans aucun doute pour faire connaître
ces soirées du printemps des poètes au plus grand nombre.
Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour la quatrième édition en 2013….

Lecteur…

Lectrice.

Max à la projection

Le public CONQUIS

Un poète engagé
Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libéré du joug de l’Allemagne nazie.

Autodidacte et rêvant de poésie, Robert Desnos est introduit vers 1920 dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l’aventure surréaliste.
Dans les années 1924-1929, Desnos est rédacteur de La Révolution surréaliste mais rompt avec le mouvement quand André Breton veut l’orienter vers le Communisme. Il travaille alors dans le journalisme et, grand amateur de musique, il écrit des poèmes aux allures de chanson.
Le poète devient ensuite rédacteur publicitaire mais concerné par la montée des périls fascistes en Europe, il participe dès 1934 au mouvement frontiste et adhère aux mouvements d’intellectuels antifascistes, comme l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires ou, après les élections de mai 1936, le « Comité de vigilance des Intellectuels antifascistes »

En 1940 après la défaite il redevient journaliste pour le quotidien Aujourd’hui, et dès juillet 1942 fait partie du réseau de Résistance AGIR. Il poursuit ses activités de Résistance jusqu’à son arrestation le 22 février 1944.

Son œuvre comprend un certain nombre de recueils de poèmes publiés de 1923 à 1943 – par exemple Corps et biens (1930) ou The Night of loveless nights (1930) – et d’autres textes sur l’art, le cinéma ou la musique, regroupés dans des éditions posthumes.
(extraits de Wikipédia)

Pour le plaisir deux des poèmes de Desnos lus ce jeudi :

HOMMES

Hommes de sale caractère Hommes de mes deux mains Hommes du petit matin La machine tourne aux ordres de Deibler Et rouages après rouages dans le parfum des percolateurs qui suinte des portes des bars et le parfum des croissants chauds. L’homme qui tâte ses chaussettes durcies par la sueur de la veille et qui les remet. Et sa chemise durcie par la sueur de la veille Et qui la remet. Et qui se dit le matin qu’il se débarbouillera le soir Et le soir qu’il se débarbouillera le matin Parce qu’il est trop fatigué… Et celui dont les paupières sont collées au réveil Et celui qui souhaite une fièvre typhoide Pour enfin se reposer dans un beau lit blanc… Et le passager émigrant qui mange des clous Tandis qu’on jette à la mer sous son nez Les appétissants reliefs de la table des premières classes Et celui qui dort dans les gares du métro et que le chef de gare chasse jusqu’à la station suivante… Hommes de sale caractère Hommes de mes deux mains Hommes du petit matin.

Âge, voyages et paysages

Rien ne ressemble plus à l’inspiration

Que l’ivresse d’une matinée de printemps,

Que le désir d’une femme.

Ne plus être soi, être chacun.

Poser ses pieds sur terre avec agilité.

Savourer l’air qu’on respire.

Je chante ce soir non ce que nous devons combattre

Mais ce que nous devons défendre.

Les plaisirs de la vie.

Le vin qu’on boit avec des camarades.

L’amour.

Le feu en hiver.

La rivière fraîche en été.

La viande et le pain de chaque repas.

Le refrain que l’on chante en marchant sur la route.

Le lit où l’on dort.

Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.

Le loisir.

La liberté de changer de ciel.

Le sentiment de la dignité et beaucoup d’autres choses

dont on ose refuser la possession aux hommes.

J’aime et je chante le printemps fleuri

J’aime et je chante l’été avec ses fruits

J’aime et je chante la joie de vivre

J’aime et je chante le printemps

J’aime et je chante l’été, saison dans laquelle je suis né.