Pas évident d’écrire de bons textes, encore moins évident de les déclamer, et pas simple de caler des musiques qui accompagnent, qui soulignent et mettent en valeur sans prendre le pas.Un vrai challenge que se sont lancés Didier Ottin, auteur et Joël Vivat musicien. Disons le d’emblée et sans ambages le défi est tout à fait réussi.Textes et musiques à l’unisson.Echange convivial avec le public après le spectacle.Dans le public, Christophe qui, lui aussi, aime manier le verbe avec une plume sensible.
D’abord Didier taquine la muse avec un vrai talent auquel s’ajoute une grande sensibilité. Ensuite, Joël maîtrise parfaitement , avec gourmandise, son instrument de prédilection, l’accordéon. Ses mélodies épousent les textes et jamais ne les étouffent. Enfin les deux compères ont eu la bonne idée de solliciter Armelle Delvoie qui a concocté une mise en scène dont la sobriété a superbement mis en lumière leur prestation.
Nous vous livrons ci-dessous quelques extraits de textes de Didier. Bien sûr, si un de ces quatre matins, sans doute un soir, vous avez la possibilité d’aller écouter ses vers au son de l’accordéon, ne manquez pas l’occasion de passer un de ces bons moments comme on les aime dans les rendez-vous de La Vanaude.
ECRIRE
Ecrire comme on se déshabille
Comme on se jette à l’eau
Avec les mots de tout le monde
Ecrire comme personne
LA CARRIOLE EN PLANCHES
Parce qu’un grand-père vaut mieux que cent maîtres d’école
Le petit homme apprend du fond de sa carriole
A bâtir son futur près du mot tolérance
Sans diaboliser la moindre différence
ELLE & IL
A vrai dire peu m’importe d’où viennent ces fous rires
Cette harmonie secrète cette grâce que j’admire
ILS S’AIMENT et aucun mot ne peut mieux les décrire
LA CHANSON
C’est le chant des enfants
Des militants
Intermittents
Des résistants
Des hurlements
Entre les dents
CHANSON SANS PAROLE
Alors j’ai grifonné cette histoire sans parole
Sans parole j’exagère il reste quelques mots
La douleur est muette la musique console
Jo ton accordéon déguise mes sanglots
PARADOXE
C’est marrant cette expression
La vie ne tient qu’à un fil
Reste une interrogation
Etait-il donc si fragile
